Denain histoire d'un bassin industrielDe Bouchain à Denain, en passant par Escaudain, Lourches ou encore Abscon : Histoire d'un bassin industriel. Un livre de Francis Dudzinski-Ozdoba (Historien & Journaliste). Ce n'est pas l'histoire d'une seule ville, Denain, mais c'est celle de tout un bassin, un vaste bassin industriel, allant de Bouchain à Denain. Un bassin industriel au cœur d'un territoire, celui de l'Ostrevant. Éditions Sutton. 216 pages. 242 photos, Format 16 x 23 cm. En vente ici.

 

De Bouchain à Denain, l'histoire d'un vaste bassin industriel au coeur de l'Ostrevant.

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Dès la découverte du charbon à Abscon en 1822, ce territoire rural devient un espace industriel hors norme en un temps particulièrement court.

Comment un petit village comme Lourches peut-il connaître une croissance de sa population de 3600 % en moins d'un siècle ? Comment peut-on déployer, à Denain mais aussi à Escaudain ou Douchy, un tentaculaire bassin industriel intégrant les mines de charbon mais aussi la métallurgie, la sidérurgie, les sucreries, les brasseries, les verreries, les cimenteries, les meuneries, les cokeries et autres briqueteries ? Dans le même temps, le chemin de fer et l'axe fluvial constitué par l'Escaut deviennent des moyens majeurs de développement.

Mais alors, comment un territoire si puissamment industriel peut-il se désindustrialiser massivement entre 1975 et 1990 ? Et que dire des conséquences sociales, humaines et culturelles, qui sont très lourdes ?

Ce livre apporte quelques réponses, et surtout des clefs pour comprendre l'impressionnante histoire industrielle du territoire situé autour de Denain.

S'appuyant sur des exemples concrets, l'auteur nous montre que, de Bouchain à Denain, l'industrie n'a pourtant pas totalement disparu. Elle s'est transformée, adaptée.

Des perspectives se dessinent, qui vont peut-être constituer le socle d'un renouveau dans cette partie de l'Ostrevant...

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 Denain, Histoire d'un bassin industriel.denain histoire d'un bassin industriel

Sommaire du livre :

Préface.
Remerciements. Page 7
1. Hors norme. Page 9

2. La ruée vers l’or noir. Page 27

L’épopée charbonnière dans le Denaisis a duré 146 ans, de 1822 à 1968. Elle a concerné 8 villes (Abscon, Denain, Douchy-les Mines, Escaudain, Haveluy, Lourches, Roeulx et Wavrechain-sous-Denain) qu’elle a profondément métamorphosé. A l’initiative des Compagnies des Mines d’Anzin, de celles de Douchy et d’Azincourt, 46 puits de mine répartis dans 37 fosses ont été ouverts. Le premier puits mis en exploitation est celui de La Pensée, à Abscon. Le dernier est celui de la fosse Saint Mark, à Escaudain.
3. Des hommes de fer et d’acier. Page 49

Dix ans après la découverte du charbon à Abscon, c’est à Denain que nait l’industrie sidérurgique. Bien modeste au départ, elle dispose localement d’un accès au charbon et au coke et d’une main d’œuvre ouvrière importante. Mais elle demeure une aberration économique : il n’y a pas de minerai de fer dans le Denaisis. Peu importe, il est acheminé par péniches via l’Escaut. L’épopée sidérurgique nait en 1834 et s’éteint en 1985.
4. De Cail à la GTM. Page 73

La présence cumulée d’industries charbonnières et sidérurgiques, de l’Escaut et du ferroviaire a favorisé l’implantation d’entreprises de métallurgie et mécanique lourde. Parmi elles, demeure la société Cail qui s’est illustrée de 1844 à 1986. Depuis sa disparition, deux autres entreprises en sont les héritières : la FAD et la GTM.
5. Fluvial et ferroviaire au service de l’industrie. Page 87

L’industrie charbonnière, pour assurer sa croissance, va massivement investir dans le développement du fret fluvial et le ferroviaire. Toutes les autres industries vont en profiter. L’Escaut canalisé donne naissance à des ports fluviaux. Denain, Lourches, Escaudain ou Bouchain bénéficient de gares de grande importance
6. Chaux, briques et ciments. Page 113

Les terres de l’Ostrevant concentrent d’autres gisements que celui du charbon. Toute une industrie nait de l’exploitation de la craie, de l’argile ou des pierres à bâtir.
7. Le charbon pour du gaz et de l’électricité. Page 121

Le charbon du denaisis n’est pas utilisé que pour le simple chauffage : il sert à produire du coke, essentiel pour la sidérurgie. Le gaz de sa combustion fournit l’énergie pour alimenter des turbines et pour éclairer. Quant au gaz de houille, le terrible grisou, il peut, sous certaines conditions, servir à produire de l’électricité. L’eau d’un fleuve comme l’Escaut, peut lui aussi le faire, et ce, à travers les moulins.
8. De belges verriers. Page 135

Les industriels du verre ont ici une particularité : leur origine. Ils viennent du Hainaut belge et plus précisément de Jumet, Lodelinsart ou de Charleroi. Ils sont venus en voisins et ne sont en aucune façon dépaysés : à cette époque, de part et d’autre de la frontière, le paysage et les hommes sont les mêmes. Le bassin minier est le même. Plus tard, l’industrie du fer et de la fonte le sera aussi. Ces verriers apportent les capitaux, les innovations et un savoir-faire indiscutable.
9. A vent, à eau ou l’électricité, les moulins d’Ostrevant. Page 149

Ils vont, durant des dizaines d’années, produire des farines et pour certains d’entre eux de l’huile. Ces moulins cèdent progressivement la place à des installations de dimensions industrielles où vont s’illustrer, avec brio, les Risbourg.
10. Une terre de brasseries. Page 161

Il est une évidence qui s’impose : l’Ostrevant, et plus précisément encore le grand canton de Bouchain est une terre de brasseries. Les Gaulois Atrebates boivent de la cervoise. Les abbayes de Saint-Amand, Hasnon et Denain, produisent de la bière. Après la Révolution, l’activité brassicole, affranchie de l’encadrement strict des corporations de brasseurs, bat son plein. Conséquence : on compte 241 brasseries 114 dans l’arrondissement de Douai (incluant Valenciennes) en 1804.
11. L’or blanc des sucriers. Page 175

Dès 1825, une industrie sucrière se développe en Ostrevant, et particulièrement dans les territoires de Denain-Bouchain. Elle fait émerger de puissantes et riches familles qui vont gérer de grands domaines agricoles et, dans le même temps, investir leurs capitaux dans d’autres industries naissantes comme notamment la sidérurgie. Au même moment, de nombreuses manufactures de chicorées sont créées, souvent à l’initiative de ces grands exploitants agricoles.
12. La chimie du charbon. Page 191

La houille transformée par pyrolyse dans des fours produit du coke. Mais la carbonisation ne s’arrête pas là. Ainsi, sont également générés, des gaz de houille, des benzols et des goudrons. La carbochimie produit également de l’hydrogène (ouvrant la voie à la production d’ammoniac, d’acide nitrique) de méthane (puis de méthanol) ou encore d’éthylène (puis styrène, propylène, polypropylène). L’ensemble des sous-produits s’adressent à des marches très divers, allant de la pharmacie à la plasturgie en passant par les lubrifiants, les engrais, les enduits…
13. La chimie du savon, des peintures et des pigments. Page 201

Des manufactures de production de savons, de peintures et de pigments se créent au cours du XIXe siècle. Elles vont marquer le paysage et le quotidien de villes comme Escaudain ou Bouchain
14. Culture industrielle…Page 211

Les industries minières et sidérurgiques ont disparu depuis près de cinquante ans pour la première et plus de trente ans pour la seconde. L’onde de choc et la brutalité des décisions, particulièrement celles imposant la fin de la sidérurgie à Denain et Escaudain, ont laissé des hommes, des femmes et tout un territoire en souffrance, c’est une évidence, aujourd’hui encore. Les taux de chômage particulièrement élevés le rappellent. Et pourtant, ce même territoire est demeuré industriel.  L’affirmation est surprenante tant elle semble contraire à une certaine image du quotidien véhiculée parfois. Mais c’est bien une des caractéristiques actuelles du territoire de la communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut. Le secteur industriel y génère 38,4 % des emplois. En y additionnant ceux du bâtiment et des travaux publics, ce pourcentage grimpe à 48,2 %. C’est 20 points de plus que la moyenne régionale et près de 23 points de plus que la situation nationale. Cela signifie qu’aujourd’hui, le territoire n’est absolument pas un « désert industriel ».

 216 pages. 242 photos. Format 16 x 23 cm. Prix de vente : 19 euros. Ce livre a bénéficié du soutien du Centre National du Livre (CNL).

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