Mines et Industries en Ostrevent/Ostrevant

Denain ForgesDix ans après la découverte du charbon à Abscon, c’est à Denain que nait l’industrie sidérurgique. Bien modeste au départ, elle dispose localement d’un accès au charbon et au coke et d’une main d’œuvre ouvrière importante. Mais demeure une aberration économique : il n’y a pas de minerai de fer dans le Denaisis. Peu importe, il est acheminé par péniches via l’Escaut. L’épopée sidérurgique nait en 1834 et s’éteint en 1985.

abscon sucrerie2En instaurant, en 1806, le blocus continental, Napoléon stoppe le commerce avec les anglais, et avec lui, le commerce de sucre de canne ou encore de café. Pour remplacer ce type de sucre, l’Empereur favorise la recherche de produits de substitution. Il faut attendre 1812 pour qu’un réel plan de soutien au sucre indigène issu de la betterave soit mis en place.

werthDans cette longue histoire de la sidérurgie du Denaisis-Valenciennois, il y place pour quelques personnages hors normes. Jean Werth et Armand Résimont sont de ceux-là. Ce ne sont pas de simples « maitres des forges » au sens classique du terme en cette fin du XIXe siècle et début du XXe siècle : ils ne sont ni présidents, ni vice-présidents du conseil d’administration de leur usine : les Forges et Hauts fourneaux de Denain-Anzin, pour l’un, ou les Forges et Aciéries du Nord et de l’Est pour l’autre. Ce sont plutôt des opérationnels, des ingénieurs-directeurs d’usines.