Retrouvez-ci-dessous une sélection d'informations publiées dans ce site et associées à l'année 1842. Ces données sont régulièrement complétées et mises à jour, au fur et à mesure de la publication de nouveaux articles.

Ostrevant-Ostrevent(1) durant la période de la Monarchie de Juillet (1830-1848)

En voici une petite sélection d'évènements illustrant l'année 1842

- Bassin Minier :

  • Le 7 juin, lors d'un banal creusement d’un puits artésien (à la recherche d'eau) dans la propriété d'Henriette Declercq, à Oignies(1), un gisement de charbon est découvert (à la profondeur de 151m). Cette découverte, fortuite, fait apparaitre l'extension du gisement houiller vers l'Ouest. Rapidement, elle génère la création de compagnies minières qui vont chercher à exploiter ce gisement très prometteur : les compagnies de Courrières, de Lens, de Béthune, de Bruay… Rappelons que dans le Nord, le gisement houiller est découvert (à Fresnes sur Escaut) en 1720. Il est exploité par la Compagnie des Mines d'Anzin (créée en 1757), la Compagnie des Mines de Douchy (1832) ou encore la Compagnie des Mines d'Aniche (1773).

- Bouchain :

- Chemin de fer :

  • La Compagnie des Chemins de Fer du Nord (CCFN) obtient la concession de la ligne ferroviaire Valenciennes-Douai. Un premier tronçon est ouvert entre Valenciennes et Quiévrain (Belgique), le 14 novembre 1842. Ce tronçon, construit à l'initiative de l’État Français et destiné à atteindre Mons en Belgique, est concédé à La Compagnie des Chemins de Fer du Nord. Une seconde partie est ouverte le 20 juin 1846. Elle relie Douai à Valenciennes.

- Denain :

- Escaudain :

  • La petite ville compte 1.621 habitants (F.Dupire)

- Lourches :

  • Création de la Société Philharmonique des Mines de Douchy (basée à Lourches). Elle est présidée par Charles Mathieu, directeur de la Compagnie des Mines de Douchy. Par la suite, les directeurs de la Compagnie occuperont toujours ce poste de Président.

A suivre...

(1) Pour la petite histoire, soulignons que la famille aristocratique d'Arenberg (associée dans le Nord de la France, aux domaines de Raismes et de Wallers) était propriétaire de ce site à Oignies (par héritage de Louise de Brancas-Villars, comtesse de Lauragais et épouse de Louis Engelbert Marie Joseph Augustin d'Arenberg, 6e duc d'Arenberg  - 1750-1820). Le fils de ce dernier (Prosper Louis d'Arenberg, 7e duc d'Arenberg  - 1785-1861) vend en 1828, le château et les terres attenantes au banquier Louis-François-Xavier Declercq. Ce belge d'origine épouse Henriette-Aline-Françoise-Ghislaine Crombez en 1834. Il meurt en 1841. C'est alors son épouse, Henriette Declercq qui gère les propriétés familiales de Paris et de Oignies, dans le Pas de Calais. Il se dit que les d'Arenberg ont par la suite bien regretté de s'être délaissé de ce domaine quinze ans plus tôt...

(2) A ne pas confondre avec la fosse Chabaud-Latour de Condé-sur-l'Escaut qui ne sera foncée (creusée) qu'à partir de juin 1873 et active en 1875. L'extraction cessera 1910.

(1) Voir l'article : Doit-on écrire Ostrevant ou Ostrevent ?

Dudzinski150© Francis Dudzinski-Ozdoba. Historien & Journaliste.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Mes articles sont régulièrement mis à jour. Sources : Archives personnelles,  mes travaux de recherches aux Archives (archives municipales, ADN, CHM, AMT...), mes notes de lectures(*), mon livre "Denain et le Denaisis : Histoire d'un Bassin Industriel".

(*) Voir Bibliographie.

Compteur d'affichages des articles
152274